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A PROPOS DE VOTRE SANTE

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LE MAL DE DOS
(première partie)
Pr. Docteur Denis Remy

LES CAUSES DU MAL DE DOS

On les range en trois grandes catégories :
Les causes organiques - les causes mécaniques - les causes fonctionnelles.
Mais les choses ne sont pas si simple et l'on rajoute une quatrième catégorie : les causes mixtes ou intriquées (il s'agit des cas où l'on retrouve chez un même patient à la fois des causes mécaniques, fonctionnelles et même organiques).

LES CAUSES ORGANIQUES

On ne s'y attardera pas, car elles représentent les causes rares, c'est-à-dire moins de 5% des maux de dos. Malgré tout, il est évidemment très important d'y penser, et c'est bien sur le rôle du médecin, car elles ont un traitement spécifique et sont souvent guérissables si elles sont prises à temps.
Pour mémoire, on range dans les causes organiques, les tumeurs (cancéreuses ou non), les rhumatismes inflammatoires (la spondylarthrite) et les causes infectieuses (encore plus rare) comme les spondylodiscites, c'est-à-dire l'infection du disque intervertébral.
On ne saurait trop vous conseiller d'aller au moins une fois consulter un médecin compétent et faire  un minimum d'examens complémentaires (radiographies, éventuellement scanner ou IRM) afin de poser un diagnostic avant de pratiquer la pose sipho.

LES CAUSES MECANIQUES

On les définit comme les douleurs provoquées par une augmentation des pressions sur les zones sensibles de la colonne vertébrale, c'est-à-dire les disques intervertébraux, les muscles paravertébraux, et les racines nerveuses émergeant par les trous de conjugaison. Nous étudierons ces notions d'anatomie dans le chapitre suivant. Retenons pour l'instant ques les causes mécaniques les plus fréquentes sont :
Les hernies discales, l'hyperlordose lombaire (ou augmentation de la cambrure), le canal lombaire étroit, l'arthrose postérieure et les contractures musculaires paravertébrales.

Les activités quotidiennes incriminées dans les douleurs mécaniques se retrouvent essentiellement dans le sport, les activités professionnelles et la vie scolaire.
Le sportif de haut niveau est particulièrement sujet aux lombalgies du faît d'un surentraînement et des multiples traumatismes auxquels est soumise la colonne vertébrale. Certains sports sont plus exposés aux lombalgies pour leur brutalité (football, rugby) ou pour leurs efforts en extension (basket, tennis).
Mais le sport loisir est parfois également responsable de lombalgies, notamment les scéances inappropriées de gymnastique encore en pratique dans les écoles ou dans les cours pour adultes (la "gymtonic" est à cet égard particulièrement nocive).
Les activités professionnelles jouent un rôle incontestable : les professions de santé, singulièrement les aides-soignantes (port de malades) et les dentistes (flexion du tronc en avant) sont exposées au mal de dos, ainsi que les manutentionnaires et les travailleurs de l'industrie et du bâtiment (soulèvement de charges, utilisation d'outils vibrants ...). Que dire encore du conducteur d'engins dont la colonne vertébrale subit les vibrations du moteur et du jardinier qui travaille à longueur de journée le tronc fléchi en avant, de la même manière que la femme de ménage.
La vie scolaire a également son importance et le rôle du mobilier scolaire, du port des cartables lourds ont été incriminés. L'école a une place particulière dans l'histoire des lombalgies, car elle est le lieu d'une éducation posturale qui marquera définitivement le jeune scolarisé. Il y apprendra hélas, une gymnastique trop souvent inappropriée pour la colonne vertébrale.

LES CAUSES FONCTIONNELLES

Ce sont sans doute les causes les plus difficiles à diagnostiquer et leur diagnostic est d'ailleurs le plus souvent un diagnostic par défaut. Autrement dit, lorsque l'on n'a retrouvé ni cause organique, ni cause mécanique, la douleur est alors fonctionnelle.
On range dans les causes fonctionnelles toutes les causes d'origine psychique notamment l'hystérie, la sinistrose, l'hypochondrie et surtout les syndromes dépressifs. Toutes ces maladies agissent en augmentant le seuil à la douleur. Cela veut dire en simplifiant que ces patients ressentent des douleurs qu'ils ne devraient pas percevoir car leur dos est sain, mais ce sont les centres, les voies et les récepteurs de la douleur qui fonctionnent mal.
Ces patients réagissent en général bien aux thérapies du type hypnose ou relaxation.

LES CAUSES MIXTES OU INTRIQUEES

Ces causes où l'on retrouve pêle-mêle des origines mécaniques, fonctionnelles et même organiques illustrent parfaitement ce vieux proverbe chinois :
"Le médecin commence à avoir mal à la tête quand son patient a mal au dos".
Quand au fréquences, si les causes organiques sont les plus rares avec moins de 5% des cas, les causes mécaniques sont les plus fréquentes avec 60% des cas, les causes fonctionnelles représentent 10% des cas et les causes mixtes environ 25%.
 

COMPRENDRE SA DOULEUR

ANATOMIE DU DOS

Le dos est une structure mobile constitué par trois éléments anatomiquements essentiels :

  • La colonne vertébrale qui sert d'armature. On la nomme en terme médical : le rachis.
  • Les muscles paravertébraux : ils assurent le maintien et la mobilité.
  • Les éléments nerveux : ils ont pour rôle la commande et la sensibilité.

LA COLONNE VERTEBRALE :
Elle se présente comme un empilement de pièces osseuses : les vertèbres (au nombre de 24). Le tout repose sur le sacrum qui se termine par le coccyx.
La colonne vertébrale comporte trois parties de haut en bas :
 

  • La colonne cervicale composée de 7 vertèbres, elle soutien la tête et en permet les différents mouvements.
  • La colonne dorsale composée de 12 vertèbres.
  • La colonne lombaire composée de 5 vertèbres, elle est soumise au maximums d'efforts et sera le plus souvent à l'origine des douleurs.

Vue de face, la colonne vertébrale apparaît rectiligne, par contre de profil apparaissent trois courbures naturelles :

  • A l'étage cervical, une légère courbure à concavité postérieure : la lordose cervicale.
  • A l'étage dorsal, une courbure à convexité postérieure : la cyphose dorsale.
  • A l'étage lombaire, une courbure à concavité postérieure : la lordose lombaire.

En termes plus simple, la lordose est la cambrure, la cyphose est la bosse.

La colonne vertebrale

Les vertèbres sont articulées entre elles par le disque intervertébral (en A sur l'image ci-contre) et par une petite articulation sensible appelée dans le jargon médical "articulaire postérieure" (en B sur l'image ci-contre).

Le disque intervertébral est une sorte de petit coussin gélatineux entouré d'une enveloppe qui sert d'amortisseur entre les vertèbres.

vertebres et disque intervertebral

LES MUSCLES PARAVERTEBRAUX :
Pour bien comprendre leur rôle, on les schématise par la figure ci-contre. Leur nombre et leurs points d'insertion sont si complexes qu'on les compare souvent au système compliqué des haubans qui maintenaient les mâts des grandes goélettes d'autrefois.

les muscles paravertebraux

LES ELEMENTS NERVEUX :
Ils sont constitués par la moelle épinière qui descend le long de la colonne dans le canal rachidien depuis la base du crâne jusqu'à hauteur de la deuxième vertèbre lombaire, et les racines nerveuses qui émergent de la moelle par les trous de conjugaison.
Le trou de conjugaison (en C sur la figure des vertèbres) se forme entre le disque intervertébral et l'articulation postérieure par la superposition des vertèbres.
 

LES MECANISMES DE LA DOULEUR

La douleur mécaniquea pour origine essentielle l'augmentation des tensions et des pressions au niveau des disques intervertébraux et des articulaires postérieures.

colonne vertebrale normale et colonne vertebrale souffrante

Image de gauche : colonne vertébrale normale ; Image de droite colonne vertébrale souffrante

L'image de droite va nous permettre de visualiser la douleur. Elle représente les réactions engendrées par le lever d'une charge trop lourde ou dans des positions inadaptées.
La cambrure lombaire s'accentue, les vertèbres écrasent les disques en les pincant sur la partie postérieure. Ce qui a pour effet dans le pire des cas, de rompre l'enveloppe du disque et de laisser échapper une partie du disque qui viendra comprimer la racine nerveuse correspondante : c'est la hernie discale.
Les articulaires postérieures, très sensibles, sont soumises à des augmentations de pressions qui les rendent douloureuses.
Les trous de conjugaison et le canal rachidien ont tendance à diminuer de calibre, comme un tuyau que l'on plie, et de ce fait compriment les racines nerveuses.
Lorsqu'il s'agit du nerf sciatique, le patient ressent une vive douleur le long de la face postérieure de la cuisse et de la jambe.
Lorsqu'il s'agit, plus rarement du nerf crural (cruralgie) la douleur se limite à la face antérieure de la cuisse.
En réaction à cette douleur, s'installe une violente contracture musculaire qui ne fait qu'augmenter la pression intradiscale. Le patient entre alors dans le cercle vicieux redoutable et redouté des lombalgiques :

Douleur = Contracture = Douleur

Quel est le remède pour stopper l'instalation de ce cercle vicieux ?
Les médicaments bien entendu sont souvent indispensables en période aiguë, mais ils deviennent vite inefficaces par un effet d'accoutumance bien connu et surtout ils ont des effets secondaires désastreux, notamment sur les estomacs fragiles.
La chaleur est un excellent décontractant. Un bain chaud, ou une scéance de "sèche-cheveux" sur la partie endolorie ont un effet antalgique, mais hélas souvent éphémère.
Les séances de kinésithérapie : les massages et la physiothérapie (électrothérapie, ultrason, laser) sont indispensables dans les cas difficiles, mais ils ne pourront pas durer très longtemps compte tenu des restrictions de la sécurité sociale.
La dernière solution est une méthode de relaxation et d'étirement sur la table Sipho. La pause Sipho pratiquée à domicile, peu contraignante, donne de très bons résultats qui restent durables dans le temps.

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Copyright Docteur Denis Remy
18 rue de l'arquebuse 52100 Saint Dizier
email : dremy002@cegetel.rss.fr
Avec l'aimable autorisation de la société Carina

 

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