| LES
CAUSES DU MAL DE DOS On les range en trois grandes catégories :
Les causes organiques - les causes mécaniques - les causes fonctionnelles.
Mais les choses ne sont pas si simple et l'on rajoute une quatrième catégorie : les
causes mixtes ou intriquées (il s'agit des cas où l'on retrouve chez un même patient à
la fois des causes mécaniques, fonctionnelles et même organiques).
LES CAUSES ORGANIQUES
On ne s'y attardera pas,
car elles représentent les causes rares, c'est-à-dire moins de 5% des maux de dos.
Malgré tout, il est évidemment très important d'y penser, et c'est bien sur le rôle du
médecin, car elles ont un traitement spécifique et sont souvent guérissables si elles
sont prises à temps.
Pour mémoire, on range dans les causes organiques, les tumeurs (cancéreuses ou non), les
rhumatismes inflammatoires (la spondylarthrite) et les causes infectieuses (encore plus
rare) comme les spondylodiscites, c'est-à-dire l'infection du disque intervertébral.
On ne saurait trop vous conseiller d'aller au moins une fois consulter un médecin
compétent et faire un minimum d'examens complémentaires (radiographies,
éventuellement scanner ou IRM) afin de poser un diagnostic avant de pratiquer la pose
sipho.
LES CAUSES MECANIQUES
On les définit comme les
douleurs provoquées par une augmentation des pressions sur les zones sensibles de la
colonne vertébrale, c'est-à-dire les disques intervertébraux, les muscles
paravertébraux, et les racines nerveuses émergeant par les trous de conjugaison. Nous
étudierons ces notions d'anatomie dans le chapitre suivant. Retenons pour l'instant ques les
causes mécaniques les plus fréquentes sont :
Les hernies discales, l'hyperlordose lombaire (ou
augmentation de la cambrure), le canal lombaire étroit, l'arthrose
postérieure et les contractures musculaires paravertébrales.
Les activités
quotidiennes incriminées dans les douleurs mécaniques se retrouvent essentiellement dans
le sport, les activités professionnelles et la vie scolaire.
Le sportif de haut niveau est particulièrement sujet aux lombalgies du faît d'un
surentraînement et des multiples traumatismes auxquels est soumise la colonne
vertébrale. Certains sports sont plus exposés aux lombalgies pour leur brutalité
(football, rugby) ou pour leurs efforts en extension (basket, tennis).
Mais le sport loisir est parfois également responsable de lombalgies, notamment les
scéances inappropriées de gymnastique encore en pratique dans les écoles ou dans les
cours pour adultes (la "gymtonic" est à cet égard particulièrement nocive).
Les activités professionnelles jouent un rôle incontestable : les professions de santé,
singulièrement les aides-soignantes (port de malades) et les dentistes (flexion du tronc
en avant) sont exposées au mal de dos, ainsi que les manutentionnaires et les
travailleurs de l'industrie et du bâtiment (soulèvement de charges, utilisation d'outils
vibrants ...). Que dire encore du conducteur d'engins dont la colonne vertébrale subit
les vibrations du moteur et du jardinier qui travaille à longueur de journée le tronc
fléchi en avant, de la même manière que la femme de ménage.
La vie scolaire a également son importance et le rôle du mobilier scolaire, du port des
cartables lourds ont été incriminés. L'école a une place particulière dans l'histoire
des lombalgies, car elle est le lieu d'une éducation posturale qui marquera
définitivement le jeune scolarisé. Il y apprendra hélas, une gymnastique trop souvent
inappropriée pour la colonne vertébrale.
LES CAUSES FONCTIONNELLES
Ce sont sans doute les
causes les plus difficiles à diagnostiquer et leur diagnostic est d'ailleurs le plus
souvent un diagnostic par défaut. Autrement dit, lorsque l'on n'a retrouvé ni cause
organique, ni cause mécanique, la douleur est alors fonctionnelle.
On range dans les causes fonctionnelles toutes les causes d'origine psychique notamment
l'hystérie, la sinistrose, l'hypochondrie et surtout les syndromes dépressifs. Toutes
ces maladies agissent en augmentant le seuil à la douleur. Cela veut dire en simplifiant
que ces patients ressentent des douleurs qu'ils ne devraient pas percevoir car leur dos
est sain, mais ce sont les centres, les voies et les récepteurs de la douleur qui
fonctionnent mal.
Ces patients réagissent en général bien aux thérapies du type hypnose ou relaxation.
LES CAUSES MIXTES OU INTRIQUEES
Ces causes où l'on
retrouve pêle-mêle des origines mécaniques, fonctionnelles et même organiques
illustrent parfaitement ce vieux proverbe chinois :
"Le médecin commence à avoir mal à la tête quand son patient a mal au dos".
Quand au fréquences, si les causes organiques sont les plus rares avec moins de 5% des
cas, les causes mécaniques sont les plus fréquentes avec 60% des cas, les causes
fonctionnelles représentent 10% des cas et les causes mixtes environ 25%.
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LES MECANISMES DE
LA DOULEUR
La douleur mécaniquea
pour origine essentielle l'augmentation des tensions et des pressions au niveau des
disques intervertébraux et des articulaires postérieures.

Image de gauche :
colonne vertébrale normale ; Image de droite colonne vertébrale souffrante
L'image de droite va nous
permettre de visualiser la douleur. Elle représente les réactions engendrées par le
lever d'une charge trop lourde ou dans des positions inadaptées.
La cambrure lombaire s'accentue, les vertèbres écrasent les disques en les pincant sur
la partie postérieure. Ce qui a pour effet dans le pire des cas, de rompre l'enveloppe du
disque et de laisser échapper une partie du disque qui viendra comprimer la racine
nerveuse correspondante : c'est la hernie discale.
Les articulaires postérieures, très sensibles, sont soumises à des augmentations de
pressions qui les rendent douloureuses.
Les trous de conjugaison et le canal rachidien ont tendance à diminuer de calibre, comme
un tuyau que l'on plie, et de ce fait compriment les racines nerveuses.
Lorsqu'il s'agit du nerf sciatique, le patient ressent une vive douleur le long de la face
postérieure de la cuisse et de la jambe.
Lorsqu'il s'agit, plus rarement du nerf crural (cruralgie) la douleur se limite à la face
antérieure de la cuisse.
En réaction à cette douleur, s'installe une violente contracture musculaire qui ne fait
qu'augmenter la pression intradiscale. Le patient entre alors dans le cercle vicieux
redoutable et redouté des lombalgiques :
Douleur =
Contracture = Douleur
Quel est le remède pour
stopper l'instalation de ce cercle vicieux ?
Les médicaments bien entendu sont souvent indispensables en période aiguë, mais ils
deviennent vite inefficaces par un effet d'accoutumance bien connu et surtout ils ont des
effets secondaires désastreux, notamment sur les estomacs fragiles.
La chaleur est un excellent décontractant. Un bain chaud, ou une scéance de
"sèche-cheveux" sur la partie endolorie ont un effet antalgique, mais hélas
souvent éphémère.
Les séances de kinésithérapie : les massages et la physiothérapie (électrothérapie,
ultrason, laser) sont indispensables dans les cas difficiles, mais ils ne pourront pas
durer très longtemps compte tenu des restrictions de la sécurité sociale.
La dernière solution est une méthode de relaxation et d'étirement sur la table Sipho.
La pause Sipho pratiquée à domicile, peu contraignante, donne de très
bons résultats qui restent durables dans le temps.
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