Skieurs, assurez-vous ! |
Vous serez encore cette année entre 8 et 10 millions à dévaler les pistes
enneigées du domaine skiable français. On dénombre malheureusement tous les ans
quelques 130.000 accidents. Ceux-ci concernent principalement les débutants mais
sont plus graves pour les skieurs confirmés.
|
Quelques
chiffres...
130.000 skieurs environ sont blessés chaque année.
21 personnes sont décédées sous une avalanche en 1999.
85% des interventions de secours concernent le ski alpin.
12% des jeunes accidentés sont victimes de traumatismes
crâniens. |
|
Avant de partir, vérifiez que vous et vos enfants bénéficiez d'une bonne couverture
d'assurance. En cas d'accident, une assurance spéciale neige vous sera utile, que
vous soyez auteur ou victime du dommage.
Le contenu de la
garantie
Outre une assurance
responsabilité civile (dommages corporels et matériel causés à autrui), l'assurance
neige comprend la prise en charge des frais de secours et de recherche et les frais de
premier transport de l'assuré. |
|
Frais de secours et de recherche
|
Le principe de la gratuité des secours, fixé par le code
général des collectivités territoriales, n'est pas un principe absolu. En effet, la loi
« montagne » du 9 janvier 1985 prévoit que les communes peuvent exiger de la
personne secourue, le remboursement des frais engagés. Ce qui est en général le cas.
D'où l'intérêt d'être couvert par une assurance spécifique.
|
Être
secouru : combien ça coûte?
Sachez qu'un secours sur piste coûte en moyenne 8.000 francs. Mais en cas d'intervention
d'un hélicoptère la facture sera nettement plus salée : entre 30 et 50.000 francs. |
|
|
Mais
qu'est-ce qu'un « accident » ?
Au sens du contrat d'assurance, l'accident se définit généralement comme « tout
atteinte corporelle ou matérielle, non intentionnelle de la part de l'assuré et
provenant de l'action soudaine d'une cause extérieure ». Cette définition
exclut notamment les sciatiques, les insolations et toute autre lésion corporelle
n'étant pas la conséquence d'un accident. |
|
Les
assurances prennent en charge les frais de secours et de recherche engendrés par le
recours à des professionnels en vue de secourir ou de rechercher en montagne un assuré
blessé, décédé ou égaré.
Les compagnies font
généralement la distinction entre un secours sur piste et hors piste. Si
l'assuré est secouru sur les pistes, la prise en charge peut se faire à hauteur des
frais réels. Pour un secours hors piste, la garantie est plafonnée. |
|
Frais de premier transport
Les contrats
comprennent en principe une garantie d'assistance qui permet le remboursement des
frais de transport de l'assuré, du lieu de l'accident jusqu'au centre médical le plus
proche. Le contrat peut aussi prendre en charge le retour de l'assuré dans la station et
son rapatriement s'il n'est pas en état de se déplacer dans des conditions normales.
Frais médicaux
Les frais médicaux
pharmaceutiques et d'hospitalisation sont pris en charge à concurrence d'un certain
montant, en complément des prestations remboursées par la sécurité sociale.
|
Le délai de déclaration à l'assureur figure dans votre contrat
d'assurance. Il est en principe de 5 jours à compter de la découverte du sinistre.
Précisez bien à
votre assureur tous les éléments qui peuvent lui être utiles pour évaluer le montant
de votre indemnité : circonstances de l'accident, nature des blessures, responsabilités
en cause, etc. Joigniez, le cas échéant, un certificat médical à votre déclaration. |
En
pratique
N'hésitez pas à envoyer votre déclaration de sinistre par lettre
recommandée avec accusé de réception. Ce n'est pas obligatoire, mais cela vous
permettra, en cas de problème, de démontrer que vous avez respecté les délais requis.
Pour en savoir plus, reportez vous à la page conseil :
Déclaration de sinistre : marche à
suivre |
|
|
|
TEST : Êtes vous un skieur averti ? |

|
Peu de skieurs connaissent les règles élémentaires de sécurité sur les pistes. En
faites vous partie? Pour le savoir, répondez au test qui suit :
Questions
1- Lequel de ces deux skieurs est prioritaire sur l'autre : celui qui est en amont ou
celui qui est en aval ?
2- Un skieur peut-il effectuer un dépassement par la droite ?
3- Peut-on remonter une piste à pied ?
4- Quelle est la couleur du drapeau qui signale le danger d'avalanche
Réponses
1- Le skieur qui se trouve en aval est prioritaire sur celui qui vient en amont. En
effet, ce dernier doit choisir une trajectoire qui permette de préserver la sécurité
des gens qui se trouvent plus bas que lui sur la pente.
2- Il n'existe pas de règles particulières quant au dépassement des skieurs. Il peut
s'effectuer par l'amont ou par l'aval, par la droite ou par la gauche. Seule condition :
le dépassement doit être assez large pour pouvoir prévenir les changements de direction
de celui que l'on dépasse.
3- Oui, remonter une piste à pied n'est pas interdit. Mais il faut utiliser le bord de la
piste en prenant garde de ne pas être un danger pour autrui. Dans le cas contraire et en
cas d'accident, la responsabilité de celui qui remonte la piste pourra être engagée.
4- Le drapeau est à carreaux jaunes et noir pour signaler un risque d'avalanche localisé.
Le drapeau est complètement noir lorsqu'il signale un risque d'avalanche généralisé. |
|
|
|