L'accord express de l'assureur ou la conclusion d'un nouveau contrat ne sont donc
pas dans ces cas nécessaires.
Exemple
L'assuré adresse à son assureur une lettre recommandée demandant l'extension au
risque dégâts des eaux de la police incendie qui couvrait déjà les locaux. L'assureur
n'ayant pas refusé cette proposition dans les dix jours de la réception de cette lettre,
le sinistre de dégât des eaux est garanti.
Demande de reprise d'un
contrat suspendu
Lorsque les parties
ont décidé d'un commun accord de suspendre le contrat, l'assuré peut utiliser la
procédure de l'article L 112-2 du code des assurances pour demander à l'assureur que le
contrat suspendu reprenne son efficacité pour l'avenir.
Attention !
La règle ne s'applique pas lorsque le contrat est suspendu en raison du non paiement des
primes par l'assuré. Dans ce cas en effet, le contrat ne sera remis en vigueur que par
l'effet du paiement des primes.
L'accord tacite de
l'assureur
Silence pendant 10 jours
Le silence de l'assureur à l'expiration d'un délai de dix jours à compter de la
proposition de l'assuré vaut acceptation de la demande de modification.
Le point de départ
du délai est le lendemain du jour de première présentation à l'assureur de la lettre
recommandée.
Effets de l'acceptation
tacite
Pour l'assureur
L'assureur ne peut plus contester la modification ainsi obtenue. La demande de l'assuré
est réputée acceptée et entre automatiquement en vigueur.
Pour l'assuré
L'assuré ne peut plus se prévaloir des stipulations du contrat dans leur rédaction
antérieure à la modification demandée et acceptée tacitement par l'assureur. |