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Déclaration du risque : comment s'y prendre ?

Au moment de la souscription : la déclaration initiale

• La déclaration du risque est, en pratique, le seul élément dont dispose l'assureur pour évaluer le risque qu'il prend en charge et fixer le taux de prime en conséquence.

• La déclaration du risque se présente en général sous la forme d'un questionnaire. Vous n'avez donc pas de déclaration spontanée à faire. En revanche, vous devez impérativement répondre « exactement » aux questions posées par l'assureur. Il s'agit d'une obligation légale.
 

 • Vous n'êtes pas tenu de déclarer les circonstances que vous ignorez ou celles dont vous n'avez pas conscience. Cette affirmation qui paraît à prime abord évidente se révèle parfois source de difficultés en pratique. C'est le cas notamment, pour des questions relatives à l'état de santé, état qui peut évoluer entre le moment de la déclaration et celui de la réalisation du risque.

Exemple
Est considérée comme avoir exactement renseigné l'assureur sur son état de santé, la personne qui, au moment de la déclaration du risque, ignorait la maladie, alors dépourvue de symptômes, dont elle était atteinte.

 
• Le questionnaire est un instrument de preuve de l'exactitude de la déclaration que vous faites.

En cours de contrat : déclaration des aggravations et des diminutions du risque

Aggravation du risque

Définition

• En cours de contrat, vous devez déclarer toutes les circonstances nouvelles qui ont pour conséquence, soit d'aggraver le risque, soit d'en créer de nouveaux.

• Au contraire de la déclaration initiale de risque, il s'agit ici d'une obligation de déclaration spontanée. En bref, vous êtes tenu d'informer votre assureur de toute circonstance qui rend « inexactes ou caduques les réponses faites à l'assureur » lors de la déclaration initiale de risque.

• La déclaration à votre assureur doit se faire par lettre recommandée (l'accusé de réception n'est pas obligatoire).

• Le délai de déclaration est de 15 jours à compter du moment où vous avez connaissance de la circonstance nouvelle.

Exemples
• Lors de la souscription d'un contrat auto, vous déclarez vous servir de votre véhicule à des fins personnelles seulement. En cours de contrat, vous vous mettez à l'utiliser aussi pour vos besoins professionnels. Le risque d'accident est donc plus grand. Il faut en informer votre assureur.
• Vous vous déclarez conducteur principal de votre véhicule. Or, en cours de contrat, votre conjoint se met également à se servir du véhicule pour aller travailler. Cette circonstance est de nature à aggraver le risque, surtout si votre conjoint a antérieurement fait l'objet d'une condamnation pour avoir enfreint le code de la route.

Conséquences

• En présence d'un risque aggravé, l'assureur peut :

- soit dénoncer le contrat : la résiliation du contrat aura lieu 10 jours après.
- soit proposer une augmentation du montant de la prime : si vous refusez ce nouveau montant, ou si vous ne donnez pas suite à la proposition dans un délai de 30 jours, l'assureur peut résilier le contrat.
- soit accepter de couvrir le risque aux mêmes conditions, sans surprime.

Diminution du risque

Définition

L'une des caractéristiques du risque, considérée lors de sa déclaration comme « aggravante », disparaît.

Conséquences

• Si le risque diminue en cours de contrat, vous pouvez demander à vote assureur, une réduction du montant de la prime. Mais c'est l'assureur qui est à même d'examiner la situation et de juger si effectivement, les circonstances qui entouraient initialement le risque ont disparu ou tout du moins diminué.
• Si la diminution du risque est réelle, l'assureur est obligé de consentir à la demande de réduction de prime. En cas de refus de sa part, vous êtes en droit de dénoncer le contrat. Le contrat sera résilié trente jours plus tard.

A lire aussi :

Fausse déclaration : que risquez-vous ?
Modification du risque en cours de contrat : que faire ?

  

L 'obligation de déclarer les circonstances nouvelles en cours de contrat n'existe ni pour l'assurance vie, ni pour les aggravations de risque découlant de l'état de santé de l'assuré.

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Source Firstassur.com
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