Aggravation du risque
Qu'est-ce qu'une
aggravation ?
L'aggravation du
risque est l'apparition d'une circonstance nouvelle (c'est à dire survenant après la
souscription du contrat) qui augmente la probabilité de réalisation du sinistre.
Si la circonstance
aggravante avait existé lors de la déclaration initiale, elle aurait eu pour
conséquence soit un refus de l'assureur de garantir le risque, soit une acceptation
moyennant une prime plus élevée.
Exemples
Lors de la
souscription d'un contrat auto, vous déclarez vous servir de votre véhicule à des fins
personnelles seulement. En cours de contrat, vous vous mettez à l'utiliser aussi pour vos
besoins professionnels. Le risque d'accident est donc plus grand. Il faut en informer
votre assureur.
Vous vous déclarez
conducteur principal de votre véhicule. Or, en cours de contrat, votre conjoint se met
également à se servir régulièrement du véhicule. Cette circonstance est de nature à
aggraver le risque, surtout si votre conjoint a antérieurement fait l'objet d'une
condamnation pour avoir enfreint le code de la route.
Comment la déclarer?
La déclaration de
l'aggravation de risque à votre assureur doit se faire par lettre recommandée (l'accusé
de réception n'est pas obligatoire).
Le délai de
déclaration est de 15 jours à compter du moment où vous avez connaissance de la
circonstance nouvelle.
Quelles en sont les
conséquences ?
En présence d'un risque
aggravé, l'assureur peut :
- soit dénoncer le
contrat : la résiliation du contrat aura lieu 10 jours après.
- soit proposer une
augmentation du montant de la prime : si vous refusez ce nouveau montant, ou si vous ne
donnez pas suite à la proposition dans un délai de 30 jours, l'assureur peut résilier
le contrat ;
- soit accepter de couvrir
le risque aux mêmes conditions, sans surprime.
Diminution du risque
Qu'est-ce qu'une
diminution de risque ?
Le risque est diminué
lorsqu'une de ses caractéristiques, considérée lors de la déclaration initiale, comme
" aggravante ", disparaît.
Comment la
déclarer ?
Vous devez envoyer une
lettre recommandée en expliquant à votre assureur la modification survenue et en lui
proposant une réduction du taux de prime initialement fixé.
Quelles en sont les
conséquences ?
C'est à l'assureur
de juger si effectivement, les circonstances qui entouraient initialement le risque ont
disparu ou tout du moins diminué.
Si la diminution du
risque est réelle, l'assureur est obligé de consentir à la demande de réduction de
prime. En cas de refus de sa part, vous êtes en droit de dénoncer le contrat. Le contrat
sera résilié trente jours plus tard.
Remarque
Quelles que soient la nature et la portée de la modification du risque, le silence de
l'assureur pendant 10 jours à compter de la réception de votre lettre, vaut acceptation
de la modification signalée. |