La
première règle d'or du secourisme est de ne pas déplacer
inutilement un blessé. Il doit être laissé dans la position dans laquelle il est
trouvé.
Il existe cependant des exceptions qui
imposent un dégagement d'urgence :
- pour soustraire
la victime et éventuellement le sauveteur à un danger
(incendie, fuite de gaz avec risque d'explosion, menace d'effondrement ou de noyade ...).
- pour réaliser des gestes d'urgence
dans les cas où :
- Le blessé saigne abondamment et sa position ne permet pas d'effectuer une
compression locale ou à distance efficace.
- Le blessé est inconscient et ne respire plus.
La manoeuvre de
dégagement de la victime n'est pas dénuée de risques.
En déplaçant involontairement une
fracture ou une luxation de la colonne vertébrale vous risquez
d'endommager la moelle épinière de la victime et d'entrainer une paralysie définitive
ou même son décès. Dans les cas que nous venons d'évoquer, le risque du
dégagement est toutefois moins important que celui de l'abstention.
Dans ces cas, vous devez donc impérativement dégager rapidement la victime, en prenant
de grandes précautions.
Le principe est de
maintenir la tête, le cou et le tronc du blessé dans un même alignement, sans
mouvements de flexion ni de torsion, pour éviter une lésion de la moelle épinière
On distingue quatre types principaux de
dégagements d'urgence :
- le dégagement d'une voiture,
- le dégagement par les poignets,
- le dégagement par traction sur les poignets,
- le dégagement par traction sur les chevilles.
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