INFARCTUS ne vous laissez pas surprendre
Source Fédération
Française de Cardiologie |
CONNAISSEZ VOTRE COEUR
LE COEUR
C'est un muscle creux à quatre cavités:
deux oreillettes, deux ventricules. Il propulse dans le corps environ 5 litres de sang par
minute qui transportent l'oxygène dont l'homme a besoin pour vivre. Cet oxygène, le
coeur en consomme à lui seul 10% du total nécessaire au corps.

A cette fin, il utilise ses propres
artères, les artères coronaires droites et coronaires gauches,
disposées en couronne autour de lui. Ces artères se ramifient à leur tour en
artérioles qui assurent la distribution aux différentes parties du coeur.
L'INFARCTUS ENNEMI PUBLIC N°1 |
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Plaque
d'athérome et caillot (thrombus) dans une artère. |
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QUAND LES ARTERES SONT OBSTRUEES
Le coeur est menacé d'asphyxie lorsque ses artères coronaires sont obstruées et donc ne
peuvent plus lui fournir suffisamment d'oxygène.
Soit l'interruption
du courant sanguin n'est que de courte durée et c'est l'angine de poitrine qui
se caractérise par une douleur au niveau du coeur lui-même, agissant comme un véritable
signal d'alarme.
Soit l'interruption
est totale et c'est l'infarctus du myocarde (le muscle cardiaque) qui se traduit
par la destruction définitive de la partie du muscle cardiaque privée d'oxygène.
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DES CHIFFRES ELOQUENTS
1 Français sur 10 meurt d'infarctus du myocarde (1 sur 5 après 65 ans). L'infarctus
affecte en France plus de 100 000 personnes par an.
- Il provoque chaque année plus de 70 000
hospitalisations et près de 50 000 décès.
- Il peut entraîner des complications
durables telles que troubles du rythme et insuffisance cardiaque.
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LES SIGNES D'ALARME
Dans de nombreux cas, l'infarctus est en quelque sorte annoncé par
certains signes.
- la douleur d'angine de poitrine
(angor) ressentie à l'occasion d'un effort ou d'une émotion, voire sans cause apparente,
durant le sommeil par exemple. Cette douleur, d'intensité variable, siège au milieu de
la poitrine en arrière du sternum, occupant une zone d'une largeur équivalente à une ou
deux mains ouvertes. C'est alors une sensation angoissante de serrement (comme
un étau). La douleur peut se propager dans la machoire (comme une rage de dent), dans les
épaules, les bras, les mains, le dos. La douleur peut être brève (quelques minutes) ou
prolongée et s'accompagner d'une grande fatigue, de nausées, de sueurs.
- des douleurs plus localisées,
de siège et de durée variable, resemblant davantage à une brûlure ou
une meutrissure qu'au serrement caractéristique de l'angor.
Vous devez
considérer ces signes comme de réelles menaces pour votre coeur et faire appel, sans
attendre, à votre médecin.
COMMENT RECONNAÎTRE L'INFARCTUS ET QUE FAIRE ?
LA CRISE
Elle peut être brutale, imprévisible. Elle se traduit alors par :
- une douleur très intense
en pleine poitrine où se mêlent sensation de serrement et de vive
brûlure,
- la pâleur du malade qui, couvert de sueur,
reste silencieux en proie à l'angoisse,
- une perte de conscience
éventuelle de quelques secondes.
PAS UNE MINUTE A
PERDRE !
Il faut appeler les secours d'urgence, APPELLER
LE 15 OU LE 18, qui , dès leur arrivée sur les
lieux, tenteront de stopper la crise par l'administration de médicaments, effectueront
les surveillances électriques (E.C.G.) et transporteront le malade dans un centre de
soins intensifs parfaitement équipé techniquement. Il n'y a pas une minute à perdre.

En cas de perte de
connaissance avec état de mort apparente, les proches qui en ont la capacité
doivent pratiquer un massage cardiaque en attendant les secours. Il est
conseillé à l'entourage d'une personne "à hauts risques" d'apprendre ce geste
de première urgence.
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VAINCRE L'INFARCTUS. MIEUX : L'EVITER
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UNE HOSPITALISATION RAPIDE EST
INDISPENSABLE
80 % au moins des personnes frappées d'infarctus survivent à leur accident, grâce - le
plus souvent - à une admission rapide en centre de soins intensifs.
C'est donc dès les premiers symptômes que l'hospitalisation doit avoir
lieu.
L'ARRIVEE A
L'HÔPITAL.
Le malade est immédiatement placé sous surveillance continue de
l'électrocardiogramme, du pouls, de la pression artérielle et du rythme respiratoire. Il
est ainsi immobilisé pour un repos complet au lit de 5 à 7 jours, une
perfusion intraveineuse permanente facilitant l'administration des médicaments
nécessaires.
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LES TRAITEMENTS
- Le traitement médical est dans tous les
cas mis en route, poursuivi et adapté. Il comprend assez souvent des fibrinolytiques et
généralement des dérivés nitrés, de l'héparine, de l'aspirine et des médicaments
visant à diminuer la douleur.
- La coronarographie peut être réalisée
d'emblée : elle permet de situer les lésions coronaires, d'en définir la gravité et
d'autoriser un éventuel geste de dilatation (angioplastie) si nécessaire. Par ailleurs,
une intervention chirurgicale (pontages) pourra être envisagée ultérieurement.
- Dans d'autres cas, la coronarographie peut
être réalisée quelques jours ou semaines plus tard pour raisons techniques ou pour
raisons inhérentes au patient. Elle peut aboutir aux mêmes thérapeutiques.
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La
coronarographie permet de visualiser sélectivement chaque coronaire : ici, la coronaire
gauche et ses branches. |
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LA REGLE DES 3 R |
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Après une
période de récupération sous surveillance médicale constante pendant
laquelle le malade reprend son souffle dans le repos le plus absolu, vient l'ère de la réadaptation
: reprise progressive d'une activité physique adaptée, destinée à redonner au muscle
cardiaque une capacité à des efforts de plus en plus importants sans être éprouvé.
Comme tout muscle, le
coeur a besoin d'être entraîné. D'abord au lit puis dans la chambre, les couloirs de
l'hôpital et enfin une salle d'entraînement, voire un centre de réadaptation
où vélo et exercices divers permettent au cardiaque de retrouver une vie quasi
normale, et peut-être un goût tout neuf pour l'activité physique qu'il
n'envisageait même pas avant la crise. |
POUR
EVITER L'INFARCTUS
Nul n'est totalement à l'abri d'un accident cardiaque mais une bonne prévention
est encore le moyen le plus efficace de lutter contre les maladies cardio-vasculaires,
l'infarctus en particulier. C'est-à-dire :
- dès l'enfance, prendre de bonnes habitudes
de vie,
- à l'âge adulte, éliminer les mauvaises
au profit de plus saines.
Connaître en tout cas les
principaux facteurs de risque :
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