Y A-T-IL DES TUBES ET FLACONS CONNECTES AU CORPS ?
Les cathéters sont de
petits tubes qui sont placés généralement dans les veines pour administrer des
médicaments et des solutés de perfusion. Ils peuvent être utilisés pour prélever des
échantillons sanguins et enregistrer de façon continue la pression sanguine. Il peut y
avoir un ou plusieurs drains dans le thorax, pour drainer les fluides qui s'accumuleraient
anormalement durant et après l'opération. Les électrodes sont placées sur le thorax et
reliées à un électrocardiographe permettant de surveiller l'électrocardiogramme. Un
tube est placé dans la trachée pendant les première heures, pour aider votre
respiration ; ce tube n'est pas douloureux mais il ne permet pas de parler. L'infirmière
de réanimation vous indiquera le moyen qu'il faut utiliser pour indiquer vos besoins.
EST-CE QU'IL EST HABITUEL D'AVOIR DE LA FIEVRE LE SOIR ?
On peut avoir un peu de
fièvre après une opération.
QU'EST-CE
QUI EST FAIT PENDANT LA PERIODE DE REANIMATION ?
Des exercices de
respiration profonde et de toux sont extrêmement importants pour récupérer rapidement.
L'infirmière ou le kinésithérapeute peuvent vous aider à ces manoeuvres respiratoires.
Beaucoup de patients craignant l'existence d'une douleur ou de malaises, ne veulent pas
effectuer ces efforts de toux mais il est essentiel qu'ils soient cependant réalisés.
L'ALIMENTATION
Une fois que le tube de
ventilation a été retiré, les liquides peuvent être absorbés, puis rapidement une
alimentation semi-liquide est utilisée et enfin un régime habituel peut être donné
selon la tolérance individuelle.
QUEL
EST LE DEGRE D'ACTIVITE APRES LA PERIODE POST-OPERATOIRE ?
Le degré d'activité est
prescrit individuellement pour chaque patient. Au début, il peut s'asseoir ou marcher
autour de la chambre. Ultérieurement, on prévoira une courte période dans le couloir et
éventuellement la montée de quelques marches d'escalier.
Y
A-T-IL DES DOULEURS APRES L'OPERATION ?
Un certain nombre de
patients se plaignent d'être endoloris mais n'ont pas de douleur. Ceci résulte de
l'incision chirurgicale et peut être aidé par une bonne position et de fréquents
mouvements des bras et des épaules. Si la douleur est importante, des médicaments
peuvent être utilisés pour la calmer.
GUERISON
DES INCISIONS
Immédiatement après
l'opération, le thorax est exposé à l'air. Le nombre et la longueur des incisions au
niveau des jambes varient d'un patient à l'autre, dépendant du nombre de veines
greffées que le chirurgien a dû prélever. Quelques patients ont une seule incision sur
une jambe tandis que d'autres ont plusieurs incisions sur les deux jambes. Environ 4 à 5
semaines sont nécessaires pour obtenir la guérison complète de ces cicatrices. La
couleur de la plaie changera progressivement du pourpre au rouge rose, retournant ensuite
à une coloration normale après plusieurs mois.
QUELLE EST LA DUREE TOTALE DU SEJOUR A L'HÔPITAL ?
Habituellement, la durée
de séjour à l'hôpital est de 10 à 15 jours. Durant cette période et
encore au-delà, certains patients peuvent avoir tantôt des "bons" jours,
tantôt des "mauvais" jours avec une amélioration progressive.
LE
RETOUR A DOMICILE
Le patient ne sera
autorisé à retourner à son domicile que lorsque le médecin aura jugé que sa condition
cardiaque est satisfaisante pour continuer la récupération à la maison ou dans un
centre spécialisé.
LE
TRANSPORT A DOMICILE
Les patients peuvent
rentrer à domicile, soit dans leur automobile conduite par leur famille, mais aussi par
ambulance ou par train.
LE
REGIME
Le médecin et / ou une
diététicienne expliqueront comment modifier votre régime diététique. Naturellement,
il est prudent de réduire les facteurs de risque de lésions athéroscléreuses en
réduisant le sel, la prise des graisses saturées et la consommation de sucres. Il est
également important d'avoir un poids normal et de réduire une obésité éventuelle.
LE
TABAC
Le tabac constitue un
facteur de risque majeur de l'athérosclérose coronaire et il est donc strictement
conseillé de supprimer totalement et définitivement le tabac.
LA FATIGUE
La fatigue est un
phénomène commun après une intervention chirugicale quoique beaucoup de patients
pensent que cela est dû à leur coeur ; en réalité, il s'agit d'une perte d'usage des
muscles pendant le temps de l'intervention et de la convalescence. L'exercice est donc un
bon moyen de récupérer une certaine musculature en particulier par la marche à
condition qu'elle ne soit pas excessive. Les séances de réadaptation sous contrôle
médical sont souvent indiquées, soit à l'hôpital, soit dans le centre spécialisé
selon les possibilités locales.
LES
MEDICAMENTS
Seuls les médicaments
prescrits par le médecin à la sortie de l'hôpital seront pris. Certains médicaments
seront changés, d'autres qui avaient été prescrits avant l'opération seront
continués.
LA
SURVEILLANCE MEDICALE
Il faut distinguer trois
périodes :
- un à deux mois après l'intervention
chirurgicale, l'équipe médico-chirurgicale procédera à une nouvelle visite de façon
à vérifier la qualité des cicatrices et à faire le point pour déceler des anomalies
cardiaques précoces.
- le reste de votre surveillance médicale
sera effectué par votre médecin traitant et par votre cardiologue
- après votre intervention chirurgicale, un
bilan complet est souvent nécessaire. Ce bilan peut comporter une épreuve d'effort et
éventuellement une coronarographie pour vérifier la perméabilité du ou des pontages
coronaires et la qualité du résultat de la revascularisation obtenue.
QUEL
GENRE DE VIE POUVEZ-VOUS MENER APRES L'INTERVENTION CHIRUGICALE ?
Le pontage aorto-coronaire
est réalisé pour vous rendre une vie la plus normale possible, pour supprimer les
douleurs (c'est-à-dire l'angine de poitrine), pour éviter des accidents plus sévères
et éventuellement prolonger la durée de vie. Votre médecin et votre cardiologue sont à
même de vous conseiller pour la reprise de votre activité professionnelle et la
poursuite du traitement. Il convient cependant d'insister sur le fait que le pontage
aorto-coronaire a contourné une lésion athéroscléreuse mais n'a pas supprimé la cause
de la maladie ; il importe donc d'éviter que celle-ci ne se reproduise ou ne
s'accélère, en veillant très soigneusement à faire disparaître le plus complètement
possible les facteurs de risque : cesser totalement et définitivement de fumer,
contrôler la tension artérielle, contrôler le taux des graisses dans le sang
(cholestérol, triglycérides), traiter éventuellement un diabète, revenir à un poids
sensiblement normal. |