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D'une façon générale, les possibilités de reprise d'activité professionnelle sont sous-estimées. Tout doit être fait pour une reprise
rapide du travail antérieur, sauf en cas de travaux musculaires lourds incompatibles avec l'état cardiaque. La reprise du travail est
évidemment plus facile lorsqu'il s'agit d'une activité sédentaire et intellectuelle que lorsqu'il s'agit d'un métier exigeant une activité
physique importante. Dans ce dernier cas, l'aptitude au travail peut être évaluée en fonction des résultats de l'épreuve d'effort. Si
manifestement l'état cardiaque et physique ne permet pas la reprise de l'activité antérieure, un changement de poste est souhaitable mais
parfois difficile ou nécessitant une reconversion.
Dans les infarctus non compliqués, sans séquelles fonctionnelles, facilement identifiées par les épreuves d'effort, la
reprise du travail peut se faire à la fin du :
- 1 er mois par ceux exerçant une profession ne nécessitant pas d'effort physique ;
- 2 ème ou 3 ème mois chez ceux qui ont un métier physiquement actif.
Il peut-être éventuellement intéressant de reprendre transitoirement votre activité à mi-temps. Dans le cas où la
reprise d'activité professionnelle risque d'être problématique mais non formellement déconseillée, on peut suggérer de
reprendre le travail afin de voir comment vous vous comportez, quitte à devoir interrompre secondairement cette activité.
Dans tous les cas, n'hésitez pas à contacter votre médecin du travail qui vous sera d'une grande aide dans votre reprise
professionnelle, notamment si votre poste de travail doit être aménagé. Il existe une possibilité de visite de "pré-reprise"
qui est mal connue mais très précieuse.
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