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L'EXERCICE PHYSIQUE
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L'EXERCICE PHYSIQUE
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Dans la pratique de l'exercice physique, il faut tenir compte de deux éléments essentiels : l'activité physique
elle-même et la façon dont on l'exerce.
L'ACTIVITE MUSCULAIRE ELLE-MÊME
Il existe schématiquement deux types de travaux musculaires :
- L'EFFORT DYNAMIQUE aboutit à des déplacements de parties du corps ou du corps entier. Ces efforts sont
bénéfiques. Mais ils doivent être adaptés à votre cas, d'intensité moyenne visant à augmenter l'endurance. Ils
doivent se passer en trois phases : échauffement de plusieurs minutes à un niveau bas, puis progressivement croissant
(cette première phase est capitale, car c'est alors que les artères se dilatent) ; phase de stabilisation qui doit être
prolongée pendant une période suffisamment longue pour obtenir une amélioration de la capacité physique. Elle doit être
augmentée au fur et à mesure de l'entraînement. Enfin, une phase de récupération permet à l'organisme de retrouver
progressivement l'équilibre antérieur. Les efforts brefs sont moins bien tolérés et donc à déconseiller, car ils risquent
d'entraîner des symptômes qui n'apparaîtraient qu'à l'issue de l'effort, du fait de sa brièveté.
- LES EFFORTS STATIQUES sont dangereux et donc déconseillés. Cette recommandation ne s'applique qu'aux efforts
intenses associant une contraction permanente à un blocage plus ou moins complet des muscles respiratoires. Citons par
exemple l'haltérophilie ou tout simplement l'action de pousser un véhicule embourbé. Par contre, les efforts pratiqués
dans le cadre d'une "musculation adaptée" sont conseillés ; pour cela, on utilisera des charges très légères - par exemple
des haltères simples de 1 à 1,5 kg - entraînant des efforts bien supportés par le coeur et permettant la synchronisation
des mouvements avec la respiration. Il sera ainsi possible de renforcer la musculature du tronc et des bras qu'on a
tendance à négliger mais qui intervient dans les actes de la vie courante. Par exemple pour porter un paquet, pour
bricoler ou jardiner. Ce type d'exercice est conseillé aux insuffisants cardiaques ; en effet, la pratique du cyclisme et
de la marche rapide provoque chez ces personnes un essouflement exagéré.
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LES CONDITIONS D'EXERCICE DE
L'ACTIVITE MUSCULAIRE
L'entraînement physique a des effets bénéfiques sur l'organisme. Pour cela, il doit avoir une certaine intensité et une
certaine fréquence. La périodicité la plus favorable est une séance d'une demi-heure à une heure, trois à quatre fois
par semaine. Cet entraînement a pour but d'améliorer le rendement musculaire, de diminuer le travail cardiaque, et donc
d'augmenter les possibilités d'activité physique pour un même travail cardique. A cela s'ajoute un effet psychologique
évident permettant de supprimer l'anxiété et la dépression et améliorant le tonus général. De plus, l'exercice physique
a un effet bénéfique indiscutable sur les anomalies métaboliques. L'activité physique possible après un accident
cardiaque dépend en grande partie de celle qui était pratiquée auparavant. De toute façon, au cours de ces activités, il
faut respecter un certain nombre de régles :
- éviter à tout prix un esprit de compétition,
- savoir prendre son temps et savoir se reposer,
- savoir que certains sports sont dangereux pour les patients sous anticoagulants (risque d'hématome important par
trauamtisme),
- se rappeler le rôle très néfaste du vent, du froid et de la digestion.
LES SPORTS A CONSEILLER
Il convient de privilégier les sports du type "endurance" permettant d'améliorer les capacités cardio-vasculaires sans
imposer d'efforts trop violents au coeur.
- La marche est le sport idéal à condition que l'effort fourni soi suffisant en durée et en intensité.
Evidemment, l'augmentation de l'activité doit être progressive (au cours de la même séance et d'une séance à
l'autre).
- Le "footing" ou course lente réclame des efforts plus importants. Il doit être réservé aux infarctus (jeunes
ou minimes), ou programmé après un sérieux entraînement par la marche. Il est nécessaire de toujours rester en
"aisance respiratoire" et de contrôler souvent, au moins au début, votre fréquence cardiaque.
- Le cyclisme est aussi. excellent, surtout en terrain plat. En côte, les limites de la tolérance peuvent
être vite atteintes. Il convient de consulter votre cardiologue avant de le pratiquer. Il est possible aussi de
s'adonner chez vous à un exercice voisin en utilisant un vélo d'appartement qui présente le double avantage
d'un exercice déjà pratiqué (au cours des épreuves d'effort) et facile à doser.
- La natation est à conseiller sous réserve que vous soyez bon nageur (coordination et aisance
respiratoire) car pour être efficace elle doit, comme la marche, donner lieu à des efforts suffisants, au moins en
durée. Il faut se rappeler que la nage en eau froide est mal supportée.
- Des exercices d'éducation physique, "la gymnastique", peuvent également être pratiqués en alternance avec
les sports d'endurance, car ils permettent de développer ou d'entretenir le système musculo-articulaire.
Rappelez-vous toutefois qu'il convient de proscrire formellement les exercices impliquant un "blocage respiratoire"
et d'éviter les rythmes trop rapides pouvant provoquer une accélération intense de la fréquence cardiaque.
... Les autres sports
- Le tennis est un sport haché nécessitant des démarrages brusques, donc des efforts mal supportés par un coeur en
cours de réentraînement. Par ailleurs, il implique souvent, même inconsciemment, la "compétition" donc l'exagération. Pour les
"mordus", il est conseillé de jouer en double.
- Le ski alpin est un excellent sport de détente très bénéfique au plan psychologique pour certains
passionnés, mais il n'est pas conseillé systématiquement car il implique des efforts courts et violents et se
pratique par temps froid et en altitude.
- Le ski de randonné est un des meilleurs sports pour l'amélioration de l'endurance, mais nécessite un
entraînement physique préalable de bon niveau car, lui aussi, se pratique par temps froid et parce qu'il nécessite
parfois des efforts importants en raison des dénivelés.
Pour tous les autres sports non envisagés ici, il est souhaitable de demander l'avis de votre cardiologue.
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Le contenu de l'article ci-dessus a été reproduit avec l'aimable autorisation de la
Fédération Française de Cardiologie. La Fédération Française de Cardiologie (F.F.C.)
est reconnue dutilité publique depuis 1977. Elle rassemble 27 Associations
Régionales créées et animées par des cardiologues.
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