LES
MOYENS D'AGIR
LA
CORRECTION DES FACTEURS DE RISQUE
On désigne sous
l'appellation de "facteurs de risques" de la maladie coronaire, un certain
nombre d'éléments qui peuvent favoriser le développement de cette maladie. On peut
schématiquement distinguer deux groupes de facteurs de risque :
- les facteurs sur lesquels la médecine ne
peut rien,
- les facteurs que nous pouvons combattre
activement.
Les facteurs de
risque sur lesquels nous ne pouvons rien :
LE SEXE : l'athérosclérose, ou la maladie coronaire, est trois fois
plus fréquente chez l'homme que chez la femme. Avant 50 ans, elle est presque
exclusivement masculine. Chez la femme, la maladie coronaire apparaît plus tardivement :
elle est très rare avant 50 ans, sauf chez les femmes fumeuses où le risque est encore
majoré lorsqu'elles prennent la pilule. Il s'agit vraisemblablement d'une protection
hormonale cessant après la ménopause ; les traitements hormonaux de substitution
prescrits sous stricte surveillance médicale durant la ménopause pourraient également
avoir un effet favorable sur le système cardiovasculaire.
L'AGE : la maladie coronaire est surtout fréquente entre 50 et 60 ans.
Cependant, on voit de plus en plus d'hommes entre 30 et 40 ans frappés par cette
affection.
L'HEREDITE : il existe manifestement dans certaines familles une
fréquence tout à fait exceptionnelle de maladies coronaires. Elles peuvent être
transmises génétiquement par un facteur agissant directement sur les vaisseaux ou par
l'intermédiaire d'autres facteurs de risque tels l'hypertension, le cholestérol, etc ...
Les habitudes alimentaires et le mode de vie en général (qui sont des habitudes
familiales) ont également un rôle néfaste.
S'il ne vous est plus possible de modifier le risque que vous ont transmis vos parents, il
faut savoir qu'il est possible que vous l'ayez également transmis à vos enfants. Aussi
est-il particulièrement important de détecter chez eux ces facteurs de risque, et de les
corriger pour éviter l'apparition d'une maladie coronaire.
les facteurs de
risque sur lesquels vous pouvez agir :
LE TABAC : LE PREMIER, LE PLUS FREQUENT CHEZ LES INFARCTUS DE MOINS DE 60
ANS. Toutes les études montrent que la consommation de tabac est extrêmement nocive,
favorisant non seulement l'apparition des cancers, mais aussi ce qui vous concerne plus
directement, la maladie coronaire.
Le tabac agit sur la fréquence des atteintes coronaires (le risque est multiplié par 2,5
pour 20 cigarettes par jour et par 5 pour 40 cigarettes par jour par rapport à un non
fumeur), et sur la mortalité (la mort subite avant 50 ans est 4 à 5 fois plus fréquente
chez les fumeurs que chez les non fumeurs).
Le taux de rechute est beaucoup plus élevé chez ceux qui continuent de fumer.
Le tabac agit par la nicotine qui entraîne une accélération du rythme cardiaque, une
augmentation de la pression artérielle, et donc une augmentation du travail du coeur.
Elle favorise les trois mécanismes de la maladie coronaire : l'athérome, la thrombose et
le spasme. Elle favorise notamment l'agglutination des plaquettes du sang, laquelle
déclenche la formation de caillots. Ce facteur de risque peut être le seul retrouvé
chez les patients jeunes qui ont fait un infarctus massif alors que le réseau coronaire
est normal. Le tabac agit également par l'intermédiaire de l'oxyde de carbone, qui a
pour effet de diminuer les capacités de transport en oxygène des globules rouges et de
diminuer ainsi l'oxygénation générale de l'organisme.
La consommation de tabac est d'autant plus dangereuse qu'elle est commencée jeune, que la
fumée est inhalée, que les cigarettes sont plus riches en nicotine, et que le nombre de
cigarettes consommées est plus grand
Ce facteur de risque ne peut pas être contrôlé en diminuant la quantité de cigarettes
ou en utilisant des cigarettes pauvres en nicotine, mais en arrêtant de fumer.
Le tabagisme doit être arrêté totalement et définitivement : il est
préférable de stopper brutalement plutôt que de tenter de diminuer progressivement la
consommation, car elle réaugmente toujours. il ne faut pas non plus tenter de fumer
occasionnellement une cigarette car c'est ainsi que tous les récidivistes recommencent à
fumer. Bien entendu, l'arrêt du tabagisme est une question de volonté. Vous pouvez vous
faire aider éventuellement par une consultation anti-tabac (dans les Centres
Hospitaliers), par l'acupuncture ou éventuellement par certains produits pharmaceutiques.
Sachez que l'arrêt du tabac est relativement facile tant que vous êtes hospitalisé et
devient très difficile quand vous retournez dans votre milieu naturel. Il faut vous
méfier également plus particulièrement de votre alimentation ultérieure, car l'arrêt
du tabagisme entraîne une prise de poids par compensation alimentaire.
il faut également savoir que la plupart des rechutes du tabagisme survient dans deux
circonstances : euphorie d'un repas bien arrosé entre bons amis et période de
contrariétés (sociales, affectives, professionnelles). Dans ces deux circonstances la
force de résister à l'envie de fumer est transitoirement diminuée.
ANOMALIE
DU METABOLISME DES LIPIDES
Les lipides qui
constituent un risque cardio-vasculaire sont essentiellement le cholestérol et les
triglycérides. Ils peuvent se déposer dans les parois artérielles. Leur présence en
excès dans le sang peut provenir de l'alimentation ou d'un excès de production de ces
substances dans l'organisme; Le cholestérol est transporté dans le sang par
l'intermédiaire de vecteurs appelés lipoprotéines. La lipoprotéine dite LDL augmente
les dépôts de cholestérol dans les parois artérielles : elle est appelée
"mauvais" cholestérol. La lipoprotéine dite HDL retire le cholestérol des
cellules : elle est appelée "bon" cholestérol.
L'apoprotéine est la
partie protétique des lipoprotéines. Une augmentation de l'apoprotéine B signifie qu'il
y a un excès de LDL cholestérol. Un taux faible de l'apoprotéine A1 est équivalent à
un taux faible de HDL cholestérol. Les deux types de dosages (HDL et LDL cholestérol ou
Apo A1 et Apo B lipoprotéines) ayant à peu près la même signification, leur choix
dépend surtout des habitudes de votre cardiologue et de votre médecin.
De toute façon, il est
souhaitable de maintenir le chiffre total de cholestérol aussi bas que possible : le taux
normal varie un peu en fonction de l'âge. Il doit être déterminé après 12 heures de
jeûne, donc habituellement le matin à jeun. Pour diminuer le risque cardio-vasculaire,
il faut se raprocher par le régime, éventuellement aidé par des médicaments, des
chiffres normaux qui sont :
- pour le cholestérol : 2 g / l ;
- pour le cholestérol LDL, un taux
inférieur à 1,70 g / l ;
- pour le cholestérol HDL, un taux
supérieur à 0,40 g / l ;
- pour l'apoprotéine A1, un taux supérieur
à 1,3 g / l ;
- pour l'apoprotéine B, un taux inférieur
à 1,3 g / l.
Le laboratoire fournit en
général les rapports entre les différentes fractions.
Les triglycérides représentent 80 à 90 % des graisses alimentaires. Dans l'organisme,
c'est sous cette forme que les graisses sont stockées. Seule une très petite partie
circule dans le sang. Ces graisses sont elles aussi liées à des lipoprotéines. Le taux
normal de triglycérides est inférieur à 1,3 g / l.
L'hypercholestérolémie
doit être traitée par un régime alimentaire pauvre en graisse d'origine animale et en
graisses saturées. Méfiez-vous particulièrement des produits laitiers, des viandes
grasses. Vous pouvez par contre consommer sans restriction le veau, les volailles, le
poisson. Les graisses insaturées sont d'origine végétale : tournesol, maïs, soja,
colza, noix. elles peuvent être utilisées comme assaisonnement. Il faut en consommer
suffisamment car non seulement elles ne sont pas nocives sur le plan artériel, mais
elles sont même bénéfiques. Mais il faut se rappeler qu'elles apportent un nombre de
calories non négligeable. Si le régime est suffisant pour ramener vos chiffres de
cholestérol à la normale, dans certains cas votre médecin peut vous prescrire des
médicaments de type hypolipémiants.
L'hypertriglycéridémie
témoigne en général d'une intolérance aux sucres ou d'un excès d'apport en alcool.
Là encore, un régime adapté et, dans la majorité des cas moins abondant, doit vous
permettre de ramener ces chiffres à la normale.
LES
AUTRES FACTEURS DE RISQUE
L'HYPERTENSION
ARTERIELLE
La pression artérielle normale s'élève légèrement au cours de la vie. elle ne doit
pas dépasser 140 pour la maxima et 90 pour la minima exprimées en mm de mercure. Ces
chiffres doivent être mesurés au repos et être constatés à plusieurs reprises.
L'hypertension artérielle
est un facteur de risque coronaire majeur. Son dépistage n'est pas toujours fait très
tôt. il existe dans ce domaine une gamme de médicaments très actifs, d'emploi
relativement simple, permettant de ramener les chiffres de pression artérielle à la
normale.
Il faut noter qu'après un
infarctus du myocarde ou même après un pontage aorto-coronaire, les chiffres de pression
artérielle baissent au moins transitoirement.
L'hypertension
artérielle, si elle persiste après l'accident cardiaque, doit être l'objet d'un
traitement au long cours qui doit être surveillé. Un régime relativement pauvre en sel
peut être associé à ce traitement.
LE DIABETE
Il s'agit d'un trouble du métabolisme des hydrates de carbone, se traduisant notamment
par une élévation anormale du taux de sucre dans le sang. Il faut opposer
schématiquement deux types de diabète :
- le diabéte du sujet maigre par carence en
insuline nécessitant un traitement par insuline,
- le diabète avec surcharge pondérale
(appelé diabète gras) correspondant au contraire à une sécrétion en excès et
inadaptée d'insuline.
A côté de ce diabète
évident, il faut connaître l'état de pré-diabète.
Les sujets ont alors un
taux de sucre à jeun normal mais ont une mauvaise tolérance aux sucres, et leur
glycémie augmente de façon anormale après l'absorption d'hydrates de carbone. Ces cas
ne peuvent se dépister que par un examen particulier : l'étude de la courbe
d'hyperglycémie provoquée à jeun. en son absence, il est très possible de
méconnaître ces états de pré-diabète.
Le diabète, suivant son
type (insulino-dépendant ou non) devra également être équilibré au moyen d'un régime
associé à une thérapeutique spécifique.
LA SURCHARGE
PONDERALE OU L'OBESITE n'est pas en soi un facteur de risque dont la gravité
soit démontrée de façon certaine. Elle le devient lorsqu'elle s'accompagne d'autres
anomalies comme l'hyperlipidémie, le diabète, l'hypertension artérielle, etc ...
Le poids idéal d'un sujet
peut être déterminé en fonction de formules ou d'abaques multiples. Ces chiffres
doivent être interprétés avec discernement compte tenu du morphotype du sujet.
Grossièrement on peut dire que le poids idéal d'un sujet normal est celui qu'il avait
dans sa jeunesse lorsqu'il avait atteint sa taille maximum, soit vers 20 ans environ.
L'obésité doit être
corrigée. en effet, elle est très souvent associée à d'autres facteurs de risque dont
la correction passe par une perte de poids. De plus, toute surcharge pondérale entraîne
un surcroît de travail cardiaque néfaste. Mais la perte de poids doit être progressive
et non brutale. Elle doit se faire par un simple régime et sans s'aider de médicaments
hormonaux, diurétiques ou de coupe-faim. Il s'agit là encore d'une affaire de volonté
comme l'arrêt du tabagisme; Il est fortement conseillé de recourir à l'aide d'un
diététicien qui décèlera vos erreurs alimentaires et vous aidera à retrouver un poids
normal.
L'HYPERURICEMIE
est considérée comme un facteur de risque vasculaire secondaire. Elle peut s'associer à
d'autres facteurs de risque.
L'hyperuricémie ou la
goutte doit être traitée par un régime évitant la viande, les abats, les crustacés,
etc... , éventuellement associé à un médicament hypo-uricémiant.
LA PRISE D'UN
CONTRACEPTIF ORAL, la pilule, a une action néfaste tout à fait certaine,
surtout si elle s'accompagne d'un tabagisme, d'une hypertension artérielle ou d'une
hypercholestérolémie.
LA SEDENTARITE
(ou absence d'activité physique habituelle) est également un des éléments qui
favorisent l'apparition d'une atteinte coronaire.
LE STRESS,
toute agression qui frappe notre organisme provoque une réaction. L'ensemble de ces
phénomènes est désigné sous le vocable de "stress". Les situations de stress
sont très nombreuses : le bruit, le surmenage, les conflits notamment familiaux, les
difficultés financières ou autres, mais aussi un profil psychologique particulier
(anxiété, perfectionnisme).
VOTRE
COMPORTEMENT ULTERIEUR
Votre comportement
psychologique est toujours la résultante des problèmes qui vous assaillent et de la
réponse que vous leur donnez. Puisqu'il nous est pratiquement impossible d'agir sur des
problèmes auquels nous devons faire face, il faut impérativement modifier la réponse
que nous leur apportons. Ceci va bien entendu nécessiter une modification du comportement
de l'appréciation des événements, en un mot de l'échelle des valeurs.
La famille :
Le conjoint a un rôle important et difficile. Il peut devenir trop "maternel",
imposant des interdits de toute sorte aussi frustrants qu'immérités. C'est pour cela
qu'il est nécessaire qu'il soit informé des problèmes par le médecin de famill et par
le cardiologue.
Dans votre
travail :
Vous pouvez rencontrer deux sortes de difficultés :
- Votre situation professionnelle peut être
difficile pour des raisons physiques ou psychologiques, et votre entourage n'en tient pas
compte. La solution résultera d'une confrontation des avis de votre cardiologue d'une
part, de votre médecin du travail d'autre part, et enfin de vos supérieurs ou
collaborateurs.
- On peut, au contraire, majorer la gravité
de votre état et on en profite pour essayer de vous mettre sur la "touche".
Cette situation, très pénible sur le plan psychologique, vous demandera beaucoup de
patience. Il faut bannir toute aggressivité et essayer de refaire progressivement vos
preuves. Notons que, très souvent, l'aptitude au travail redevient ou reste très
supérieure à ce que l'entourage imagine.
Dans tous les cas, il faut
souligner l'intérêt de l'avis technique que vous donnera votre cardiologue en tenant
compte notamment des résultats de la rééducation et des épreuves d'effort.
VOTRE
MODE DE VIE
L'environnement
: le séjour en altitude supérieure à 1500 mètres est possible en l'absence de
séquelles et après avis du médecin. La marche en altitude n'a aucun inconvénient sur
votre état cardiaque s'il est stable, si vous n'êtes pas essoufflé et si vous n'avez
pas d'angine de poitrine.
Le séjour au bord de la mer n'a aucun inconvénient. Les baignades sont cependant à
éviter si la température de l'eau n'est pas supérieure à 20 °C et particulièrement
si vous avez les doigts qui deviennent blanc au contact du froid ou de l'eau froide
(maladie de Raynaud). Evitez de nager au large et nagez plutôt parallèlement à la
côte.
L'exposition au soleil ne présente pas plus d'inconvénient que pour un sujet sain, sauf
pour les patients traités par certains médicaments qui peuvent provoquer une
hypersensibilité de la peau aux rayons solaires, et l'exposition prolongée doit être
évitée chez les patients hypertendus.
Le séjour à la campagne est tout à fait conseillé. Il vous apportera calme et détente
à condition de ne pas en profiter pour entreprendre des travaux au-dessus de vos
possibilités.
Le climat :
le froid risque de déclencher des douleurs d'angine de poitrine. Il faut éviter les
efforts brusques ou les faire précéder d'un échauffement préalable indispensable. Il
peut être nécessaire de prendre un comprimé de trinitrine avant de sortir. Le vent est
également mal toléré surtout lorsqu'il est froid.
L'alimentation :
même si aucun régime particulier ne vous est nécessaire, il est souhaitable
d'observer quelques règles simples d'hygiène alimentaire :
- équilibrez vos trois repas entre eux,
en quantié et en qualité : prévoyez à chaque repas (petit déjeuner compris), une
crudité (légume ou fruit), une part de légume vert, féculent ou céréales, un produit
laitier, et une portion de viande ou poisson au moins une fois par jour. Modérez votre
apport de sel ;
- évitez le grignotage entre les repas
;
- réduisez votre consommation de corps
gras : privilégiez les viandes "maigres" (volaille, lapin, veau...), tous
les poissons, les produits laitiers "allégés" ;
- enfin, consacrez au moins vingt
minutes à votre repas, si possible dans une atmosphère calme et détendue ;
- adaptez votre alimentation à votre
activité physique ;
- le vin occupe une place importante dans le
coeur de chaque Français. En conséquence cette question doit être traitée avec
objectivité, tout en essayant de respecter les valeurs et symboles que beaucoup lui
attribuent. Si la modération est fortement conseillée, il est quand même raisonnable de
dire qu'une dose de 15 à 30 centilitres de vin rouge par jour favorise la diminution du
taux de mauvais cholestérol et a un effet anti-thrombosique (comme l'aspirine).
Le repos et le
sommeil : si l'absence d'activité physique est très préjudiciable, il ne faut
pas tomber dans l'excès inverse. Le repos doit donc être respecté, pour maintenir une
bonne forme physique ou mentale. Il faut notamment alterner des périodes d'activité
relativement importantes et des prériodes de détente. Dans la mesure du possible, il est
souhaitable d'avoir des horaires réguliers.
La sexualité :
l'activité sexuelle peut reprendre habituellement sans inconvénient lors de la
convalescence après la sortie de l'hôpital. Néanmoins, chaque cas est un cas d'espèce.
Demandez à votre cardiologue son avis dans votre cas. On peut considérer que l'activité
sexuelle peut être reprise dès que vous êtes en état de monter deux étages sans
symptôme. Il peut être utile que votre conjoint soit informé par votre médecin en
même temps que vous-même, pour lui ôter toute inquiétude.
Les
déplacements : la conduite automobile constitue pour certains une source de
stress non négligeable. Il est préférable de ne pas la reprendre immédiatement après
la sortie de l'hôpital et de faire de petits essais en étant accompagné. De toute
façon, il faut conduire prudemment, éviter d'être agressif vis-à-vis
des autres conducteurs et ne pas oublier de boucler sa ceinture de sécurité. Il est
conseillé de ne pas faire de long voyage sans interruption.
Quand aux voyages en avions de ligne, ils n'ont aucun inconvénient à condition d'arriver
en avance à l'aéroport pour éviter toute précipitation, et d'éviter de transporter
tout seul de lourds bagages ; il est plus important de s'enquérir des possibilités de
soin dans les pays où l'on se rend.
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