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APRES L'ACCIDENT CORONAIRE REDEMARREZ!
APRES L'HÔPITAL


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LES SEQUELLES DE L'INFARCTUS

Les séquelles de l'infarctus du myocarde sont variables et dépendent :

  • de la taille de l'infarctus, du fait qu'il s'agit d'un premier accident ou d'une récidive;
  • de l'état des artères coronaires allant dans les zones saines du myocarde.

Les séquelles peuvent être absentes ; beaucoup de patients qui acceptent de faire de l'exercice, de perdre du poids, d'arrêter de fumer, se disent en bien meilleur état quelques mois après un infarctus qu'avant.
Mais des séquelles sont possibles : insuffisance cardiaque pouvant entraîner un essoufflement, persistance d'une angine de poitrine, apparition de troubles du rythme cardiaque. Ces anomalies doivent être dépistées le plus rapidement possible. En fonction des résultats, le traitement sera adapté.

LA CONVALESCENCE ET LA READAPTATION

A la sortie de l'hôpital, votre convalescence va commencer. Durant cette phase, avant la reprise de votre travail, vous aurez à retrouver progressivement une certaine activité physique ; cette "réadaptation" pourra se faire selon les cas à domicile, ou bien en venant plusieurs fois par semaine à l'hôpital, en externe à l'hôpital, ou enfin en étant admis dans un centre de réadaptation spécialisé pendant quelques semaines.

Les exercices gradués avec des promenades croissantes sont recommandés et si votre état le permet, dès la 2 éme semaine parfois, pourra vous être proposé un programme d'entraînement physique, associant gymnastique, bicyclette, tapis roulant sous surveillance électrocardiographique continue si besoin. Cette mesure suivie tout au long de votre convalescence au rythme minimum de 3 séances par semaine, vous amènera en général à une très bonne forme physique, bien souvent supérieure à celle que vous aviez avant votre accident cardiaque. Ces séances sont complétées par de la kinésithérapie respiratoire, indispensable en post-opératoire où la capacité respiratoire est souvent réduite par la douleur thoracique, un épanchement pleural ou encore un foyer infectieux pulmonaire.

En dehors de cette forme physique et de la sensation de bien-être qu'elle procure, la réadaptation cardiaque à l'effort, qui n'est pas indiquée dans tous les cas, permet de bien connaître vos limites, de déceler d'éventuelles anomalies, absentes au repos et survenant à l'effort, de retrouver au plus tôt une vie normale, sur le plan professionnel et personel.

Enfin l'exercice physique régulier adapté à vos possibilités va diminuer le travail de votre coeur dans la vie quotidienne. En effet, il diminue la fréquence cardiaque au repos, et pour un même effort, après entraînement, la fréquence cardiaque monte beaucoup moins. Ors nous savons que c'est l'un des facteurs primordiaux, déterminant les besoins en oxygène du myocarde. C'est l'une des raisons pour lesquelles l'activité physique régulière fait partie intégrante du traitement de l'insuffisance coronaire.

Durant cette phase de convalescence, vous devrez envisager avec votre médecin la correction des facteurs de risque existants et d'éventuelles modification de votre mode de vie. A l'issue de cette phase, une épreuve d'effort permettra de juger de votre état et des possibilités exactes d'activité et de reprise du travail.

Ultérieurement, le bénéfice de cette réadaptation devra être entretenu par la pratique régulière d'exercices au rythme de deux ou trois fois par semaine et durant un demi-heure.

L'AVENIR

Il dépend plus des risques de nouvelles lésions coronaires et myocardiques que des séquelles de celles qui viennent de survenir. La maladie cardiaque a une image particulière. Elle est souvent considérée comme une punition atteignant l'homme actif soumis à de lourdes responsabilités. Enfin elle a souvent l'image d'une maladie dangereuse et imprévisible.

Non, la maladie coronaire n'est pas l'apanage des cadres surchargés de responsabilités. Non, la maladie coronaire n'est pas forcément une maladie dramatique et elle ne va pas faire de vous obligatoirement un handicapé. Non, elle n'est pas habituellement une fatalité.

Il s'agit d'une maladie sur laquelle vous pouvez agir mais au prix d'une révision de votre mode de vie plus ou moins complète. L'objectif à atteindre peut être une vie plus harmonieuse et plus heureuse après un accident cardiaque qu'avant.



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Le contenu de l'article ci-dessus a été reproduit avec l'aimable autorisation de la Fédération Française de Cardiologie. La Fédération Française de Cardiologie (F.F.C.) est reconnue d’utilité publique depuis 1977. Elle rassemble 27 Associations Régionales créées et animées par des cardiologues.
 

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