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DEFIBRILLATEUR


LE DEFIBRILLATEUR AUTOMATIQUE IMPLANTABLE

POURQUOI METTRE EN PLACE UN DEFIBRILLATEUR AUTOMATIQUE IMPLANTABLE ?

La décision d'implanter un défibrillateur appartient à un domaine très spécialisé de la cardiologie faisant appel à un très petit nombre de spécialistes. Le défibrillateur automatique implantable est un appareil destiné à traiter les troubles du rythme ventriculaire graves (tachycardie ventriculaire, fibrillation ventriculaire) pouvant menacer la vie d'un patient à court terme. L'implantation est décidée après échec d'autres solutions plus simples : traitement médical (antiarythmiques), thérapeutiques ablasives, intervention chirurgicale.
Il s'agit d'une technique sophistiquée, de coût élevé, appliquée en France depuis 1982. Le nombre d'implantations annuelles est en augmentation constante, de l'ordre de 600 appareils, dix fois moins que celui des stimulateurs.
Le défibrillateur dit "auriculaire", destiné à traiter la fibrillation auriculaire , est en cours de développement.

Défibrilateur automatique implantable - Source Fédération Française de Cardiologie

Défibrilateur automatique implantable

COMMENT EST FAIT UN DEFIBRILLATEUR AUTOMATIQUE IMPLANTABLE ?

Il est constitué d'un boîtier incorporant la source d'énergie et l'ensemble de l'électronique. Les premiers défibrillateurs étaient de grande taille imposant une implantation dans l'abdomen. Les nouveaux modèles sont plus petits, pesant 70 à 100 grammes, trois à quatre fois plus que les stimulateurs. Ils peuvent être cependant locaisés dans la région pectorale, sauf chez les sujets très maigres.
Le défibrillateur est relié au coeur par une sonde placée dans le ventricule droit et parfois par une autre localisée dans l'oreillette droite. Les sondes servent d'une part à véhiculer l'information sur l'activité cardiaque vers le défibrillateur, d'autre part à transmettre l'énergie de défibrillation (et de stimulation).

La source d'énergie est fournie par une ou plusieurs piles au lithium de grande capacité.

Le circuit électronique surveille en permanence l'électrocardiogramme (essentiellement la fréquence cardiaque) et délivre en cas de fibrillation ventriculaire un choc de défibrillation (de 1 à 34 joules). Si le trouble du rythme est moins grave, l'appareil émet une salve d'impulsions de faible énergie précédant, en cas d'échec, la délivrance du choc. Le défibrillateur incorpore un circuit de stimulateur : en cas de ralentissement excessif de la fréquence il peut stimuler le ventricule ou les deux cavités.

LA MISE EN PLACE

La technique d'implantation s'apparente désormais à celle d'un stimulateur cardiaque. Il n'est plus nécessaire d'ouvrir le thorax pour suturer les électrodes sur le ventricule. Il faut une anesthésie générale car, pour tester l'appareil, il faut induire une fibrillation ventriculaire et vérifier qu'elle est interrompue par la machine. Le boîtier est localisé devant ou derrière le muscle pectoral gauche.

LA SURVEILLANCE

Les patients sont surveillés quelques jours à l'hôpital. concernant la cicatrice, la même surveillance que pour le stimulateur cardiaque s'impose.

Les porteurs de défibrillateurs sont suivis très régulièrement par leur cardiologue et par le centre d'implantation : le rythme des contrôles dépend de la pathologie en cause et du type de défibrillateur. Le but est de surveiller le fonctionnement du boîtier, d'interroger l'appareil sur la nature et la fréquence des événements détectés. Grâce à ces informations, on peut ajuster la programmation du défibrillateur ou modifier le traitement antiarythmique éventuel. Tou t porteur de défibrillateur qui vient de subir un choc, doit le signaler sans attendre au spécialiste.

La durée de vie de ces appareils est de l'ordre de quatre à cinq ans, la surveillance précise permet de déterminer au mieux la date de remplacement du boîtier.

LES PRECAUTIONS DE LA VIE QUOTIDIENNE

Les influences de l'environnement sur le défibrillateur proprement dit sont vraisemblablement minimes. Les principaux risques sont ceux que font courir certains actes médicaux utilisant des appareils électriques (interventions chirurgicales, dentaires, actes de masso-kinésithérapie) : un contact direct entre les spécialistes doit être pris.

Concernant la conduite automobile, il n'y a pas de législation en France sur ce problème et les conseils sont personnalisés à chaque patient. L'habitude est de déconseiller la conduite dans les six premiers mois qui suivent l'implantation tant qu'un premier traitement par le défibrillateur n'a pas encore été délivré (permettant de vérifier la tolérance du trouble rythmique). La même attitude est recommandée dans les six mois suivant la délivrance d'un choc. La conduite de poids lourds et celle de transports en commun est contre-indiquée.

Un malaise précédant ou suivant la délivrance d'un choc peut avoir des conséquences graves si l'intéressé est dans une situation à risque. C'est la raison pour laquelle on déconseille certains sports : parapente, escalade, plongée sous-marine au-delà de dix mètres de profondeur ou non accompagnée ....

 
Le contenu de l'article ci-dessus a été reproduit avec l'aimable autorisation de la Fédération Française de Cardiologie. La Fédération Française de Cardiologie (F.F.C.) est reconnue d’utilité publique depuis 1977. Elle rassemble 27 Associations Régionales créées et animées par des cardiologues.
 

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