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APRES L'ATTAQUE CEREBRALE
(Septième partie)

Source Fédération Française de Cardiologie

INSTABILITE EMOTIONNELLE

Les personnes ayant subi récemment une attaque, perdent souvent partiellement le contrôle de leurs émotions. Elles peuvent passer du rire aux larmes sans raison apparente. Les larmes semblent être le problème le plus fréquent, souvent lié à la dépression.

La plupart des personnes ayant subi une attaque ont de bonnes raisons de se sentir déprimées. La dépression est une conséquence naturelle de la perte de capacités ou de changements de vie brutaux. Mais souvent aussi, les larmes de ces personnes sont dues à l'atteinte cérébrale et ne sont pas directement liées à des déficits perçus.

Habituellement, il est possible de distinguer la perte de contrôle émotionnel due à une atteinte cérébrale (instabilité émotionnelle organique) de la tristesse due à la dépression. L'instabilité émotionnelle organique est caractérisée par une relation faible ou peu évidente entre le début de l'émotion et ce qui se passe autours de la personne. Le comportement émotionel est aisément interrompu en détournant l'attention de la personne.

Si une homme se met à pleurer et s'arrête immédiatement quand vous claquez des doigts, ou l'appelez par son nom ou lui posez une question, alors ses larmes sont probablement dues à une instabilité émotionnelle d'origine organique, et c'est bien de l'interrompre. Des rires sans raison, des accès de colère ou de gémissements peuvent être interrompus de la même façon.

Les personnes souffrant d'instabilité émotionnelle organique disent souvent : "J'étais déprimé parceque je ne pouvais pas arrêter de pleurer" plutôt que "Je pleurais parce que j'étais déprimé".

Ne faites pas l'erreur de penser qu'une personne ayant subi une attaque est terriblement triste parce qu'elle pleure, ou qu'elle est particulièrement heureuse parce qu'elle rit.

Même les personnes ayant eu un accès de colère peuvent être étonnés un peu plus tard, en apprenant que leur proches les avaient jugées agressives. Chez ces personnes, l'émotion et les apparences de l'émotion ne sont pas toujours liées.

C'est généralement une bonne idée d'interrompre un comportement émotif chez une personne instable. Si l'expression émotionnelle est due à une atteinte cérébrale et si le patient la contrôle mal, l'interrompre peut lui épargner embarras et fatigue.

Cliquez ici pour lire la suite (Privation sensorielle, Conclusion).


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Source Fédération Française de Cardiologie
Texte : Docteur France Woimant
Dr. C. Monpere, Dr. A. Pic, Dr. Ph. Sellier
Copyright Fédération Française de Cardiologie
50 rue du Rocher 75008 Paris