En dépit de l'utilisation croissante de systèmes d’imagerie médicale
entièrement numériques, le negatoscope reste à ce jour l'appareil le plus utilisé pour la lecture des films radiographiques ; que ce soit dans
le cadre de cabinets de médecins ou dans celui de services hospitaliers.
On trouve aujourd'hui de très nombreux modèles de negatoscopes :
Des negatoscopes de différentes tailles pour tous les besoins : negatoscope horizontal ou vertical ; avec une ou plusieurs plages de lecture ;
avec des plages étendues ou séparées (avec commande individuelle de chaque plage) etc ...
Des negatoscopes à fixation murale, encastrables, sur chariot ...
Des negatoscopes spécialement conçus pour des usages spécifiques : negatoscope dentaire , negatoscope de mammographie , negatoscope de bloc
opératoire.
Malgré son apparente simplicité technique, (un negatoscope se présente comme une table ou un écran mural émettant une lumière générée par
plusieurs tubes fluorescents), cet appareil est un élément clé de la chaine de diagnostic. Il est donc indispensable que le professionnel de santé
s'assure de la qualité du modèle choisi. Trois caractéristiques essentielles sont à contrôler pour s’assurer de la bonne
qualité d’un negatoscope préalablement à son achat :
La température de couleur des tubes : elle doit être comprise entre 4500 et 6500° Kelvin. La plupart des negatoscopes
sont équipés de tubes de 6500° K de type « lumière du jour ».
L’homogénéité de la surface lumineuse : elle doit être telle qu’aucune zone ne puisse être sous éclairée au point de
gêner le médecin . L’écart maximum toléré par la norme (DIN 6856) est une variation de 30% entre le centre et les angles (à 8cm des bords de la
surface lumineuse).
La luminance (que nous assimilerons pour simplifier à la puissance lumineuse) : elle doit être de 1700 cd/m² minimum
pour un négatoscope standard. Pour des negatoscopes spécialisés elle doit être plus élevée (elle peut monter jusqu'à 7000cd/m² pour certains
modèles de mammographie). |